Les miels de crus bios de la Borda d’Ambrosi, des miels fermiers authentiques, depuis toujours.

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Comment la Bórda d'Ambrosi révèle les meilleurs terroirs du Sud-Ouest dans chaque pot.

Il existe des miels qui ne ressemblent à rien d'autre. Pas parce qu'ils sont rares ou chers, mais parce qu'ils portent en eux quelque chose d'irréductible : l'empreinte d'un terroir, d'une saison, d'une flore qui ne pousse nulle part ailleurs, d’une famille de producteurs avec ses valeurs et ses convictions.
C'est ce que nous cherchons à vous offrir à la Bórda d'Ambrosi depuis le premier jour, depuis 2009, sans en avoir dévié.
Des miels de crus
bios fermiers authentiques, nés de trois territoires du Sud-Ouest de la France que nous avons choisis pour leur richesse, leur beauté et leur caractère, ainsi que de notre travail et nos engagements.
Laissez-nous vous les faire découvrir.

Qu'est-ce qu'un miel de cru ?

Le terme "cru" est emprunté au monde du vin. Un vin de cru désigne un vin qui exprime spécifiquement le lieu où il a été produit : son sol, son climat, son exposition. Il en va exactement de même pour nos miels.
Un miel de cru est un miel mono-origine : il provient d'un seul m
icro-territoire géographique défini, à une période précise de l'année, à partir d'une flore sauvage spontanée dominante identifiée. Il n'est pas assemblé avec d'autres nectars, ni récolté sur des cultures florales agricoles, ni travaillé lors de son conditionnement. Son goût et sa texture ne sont pas standardisés. Il est ce qu'il est, pleinement, brut et sans artifice.

Le miel des exploitations intensives tend vers l'uniformité des goûts et des textures. Le miel de cru célèbre la singularité. Chaque récolte est différente, comme chaque millésime l'est pour un vigneron.

Cette approche a une conséquence directe : nos miels ne se ressemblent pas d'un terroir à l'autre, ni même parfois d'une année à l'autre. La météo, la floraison, la santé des colonies, tout influence le résultat. C'est précisément ce qui les rend vivants, authentiques et uniques. Et c'est ce que nous recherchons pleinement.
Ce choix, nous l'avons fait en 2009
dès le début de notre installation. Produire des miels de crus biologiques sur des miellées sauvages, c'était alors s'engager sur un chemin incertain, exigeant et vulnérable, souvent ingrat en terme de productivité. Nous n’avons pas attendu que l’apiculture bio devienne facile et accessible, rentable. Nous y étions déjà et nous n’étions pas nombreux.

Nos trois terroirs : trois âmes du Sud-Ouest

Pour comprendre nos miels, il faut d'abord comprendre les territoires qui les favorisent.
Nous avons sélectionné trois grands terroirs du Sud-Ouest de la France pour y installer nos ruchers.
Trois paysages radicalement différents proposant des flores exceptionnelles, aux caractères bien trempés.

La forêt landaise — la profondeur sauvage

Les Landes de Gascogne constituent le plus grand massif forestier artificiel d'Europe occidentale, mais ne vous y trompez pas : sous les pins maritimes s'est développé au fil du temps un sous-bois naturel d'une extraordinaire richesse botanique. Bruyères, genêts, arbousiers, bourdaines, cistes... la forêt landaise est un écosystème foisonnant que nos abeilles explorent à leur guise.

C'est ici que naissent certains de nos miels les plus caractéristiques. Le miel printanier rouge de bourdaine, fruité et épicé, ou celui de bruyère cendrée, intense, floral et acidulé, récolté en été quand la lande se pare de violet.

Nos ruchers landais sont posés dans des clairières que nous choisissons pour leur éloignement de tout traitement agricole et leur environnement propice.

La forêt est leur garde naturelle. Ces emplacements, ont été recherchés en explorant le massif le long des cours d’eau, pour trouver exactement le bon endroit, le bon ensoleillement, la bonne situation, la bonne composition du terrain.

Ces liens avec la forêt landaise, nous les avons forgés dans la durée, et parfois dans l'épreuve. En 2022, la sécheresse et des incendies exceptionnels ont ravagé les écosystèmes. Nous avons choisi de tenir le cap sur nos choix de production alors que tout invitait à prendre d’autres options de production sur des flores artificielles estivales, malgré le surcroît de travail et d’investissement pour aider nos colonies à survivre. Ceci est le cas pour chaque épisode de sécheresse.

Les coteaux de Garonne — la générosité printanière

Les coteaux qui bordent la Garonne offrent un autre visage du Sud-Ouest. Les prairies naturelles, les haies, les bois de feuillus s'y succèdent dans un paysage à taille humaine, préservé des monocultures intensives.

Au printemps, cette mosaïque végétale devient un festin pour nos abeilles. La floraison est à la fois diverse et abondante : saules, pissenlits, aubépines, prunelliers et autres fruitiers sauvages... Le miel de toutes fleurs de printemps qui en résulte est un véritable bouquet du terroir gascon. Complexe, parfumé, lumineux. Un miel qui change légèrement chaque année au gré des floraisons, et c'est justement ce qui lui donne son âme.

Les grande forêts d’acacia de la vallée de la Garonne offrent un miel délicat et cristallin, qui capture la lumière printanière. Le miel de châtaignier de la vallée de la Dordogne est sombre et tannique, aux notes boisées qui persistent longtemps en bouche. Et le miellat de forêt, ce trésor noir et minéral que les abeilles fabriquent non pas à partir de nectar, mais des sécrétions laissées par des insectes sur les arbres à partir de leur sève est une rareté absolue.

Ces terroirs, nous avons appris à en accueillir et respecter la variabilité et la vulnérabilité. Certaines années, la miellée est généreuse. D'autres, un printemps trop froid, trop pluvieux ou trop précoce, un gel tardif, réduit la récolte à rien. Nous ne compensons pas par des assemblages ou des miels de cultures, nous ne gonflons pas les volumes. Nous produisons fidèlement ce que la nature nous donne, et nous le disons clairement. Ce n'est pas toujours ce que le marché ou le comptable attendent, mais c'est ce que nous avons toujours choisi d'offrir et d’assumer.

 

 

Les montagnes des Pyrénées — la pureté de l'altitude

Chaque printemps, nous chargeons des ruches sur le camion avant l'aube et prenons la route pour les amener passer la saison dans les Pyrénées.
La transhumance, c'est tout un art : choisir le bon moment,
rouler la nuit, trouver le bon emplacement, choisir et installer les colonies sans trop les perturber.
L’élevage de ruches en montagne est un travail de patience et d'observation particulière que nous avons appris à affiner au fil des années, ruche après ruche, saison après saison.

À 1000 ou 1800 mètres, le monde change. L'air est pur, les forêts et les pâturages sont vierges, et la flore est d'une richesse que peu de territoires français peuvent égaler.

Le rhododendron ferrugineux, dont la floraison dure quelques semaines en juin, offre un nectar précieux aux arômes florales subtiles et raffinées. Le tilleul sauvage de montagne déploie sa force incomparable à d’autres terroirs. La bruyère callune ajoute ses notes intenses et sauvages. Et le miel de toutes fleurs de montagne est un bouquet d'altitude, d'une pureté et d'un équilibre que seul ce terroir préservé peut produire.

Ces années là, Raphaël et Joachim participaient à la récolte du rhododendron. Les ruchers étaient posés au bord d'un torrent de la vallée de Barèges, dans le fracas de l'eau et la lumière rasante des sommets. Enfiler la combinaison à cette altitude, en famille, avec ce décor, c'est un de ces moments où l'on comprend pourquoi on fait ce métier.

Mais la montagne n'est pas toujours généreuse. Certaines années, la floraison du rhododendron est compromise par un froid tardif et persistant, celle de la callune par une sécheresse durable ou des températures qui ne permettent pas aux abeilles de trouver ce précieux nectar. Ces années là, la récolte est maigre, parfois nulle. Nous aurions pu chercher d'autres solutions, d'autres terroirs plus fiables, plus prévisibles. Nous avons préféré assumer les règles de la montagne, et attendre qu'elle soit prête à donner.

Ce que vous tenez dans la main

Quand vous ouvrez un pot de miel de la Bórda d'Ambrosi, ce que vous tenez entre les mains est un élixir que ni la standardisation, ni l'apiculture intensive ne peuvent reproduire : l'expression fidèle de territoires du Sud-Ouest de la France, à un moment précis de l'année, capturée par des millions d'abeilles qui ont travaillé librement dans des espaces sélectionnés.

Ce n'est pas un discours. C'est dans le goût, dans la texture, dans la couleur. Dans la minéralité d'un miellat de forêt ou la douceur solaire d'un acacia. Dans la rareté d'un rhododendron de haute montagne ou l'intensité d'un tilleul pyrénéen. Et c'est aussi dans ce que vous ne voyez pas : bientôt vingt ans de choix cohérents, de saisons éprouvées et traversées, de convictions maintenues quand beaucoup aurait justifié d'en changer.

Nous sommes une petite ferme bio familiale. Nos productions sont limitées et uniques, nos récoltes dépendent de la nature, et chaque pot est le fruit d'un travail patient et humble. Nous n'avons jamais fait le choix de la facilité. C'est précisément pour cela que nous croyons à leur valeur et leur singularité.

La Bórda d'Ambrosi

Micro-ferme apicole familiale · Sud-Ouest de la France
depuis 2009

Certifiés Bio AB & Nature & Progrès

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