Les cahiers des charges encadrant l’apiculture biologique sont très précis. Ils réglementent non seulement la conduite des colonies d’abeilles et les différentes productions qui en découlent, mais aussi tout ce qui est relatif à cette pratique agricole au sens large, à la miellerie ou à l’atelier.

L’apiculture biologique a pour ambition un impact positif maximum sur l’environnement et un impact négatif minimum sur les colonies d’abeilles et sur les productions.

La Bòrda d’Ambròsi est soumise au cahier des charges biologique européen AB contrôlé par Ecocert. Et nous avons choisi de respecter le cahier des charges privé de la fédération Nature&Progrès qui certifie une exigence accrue dans le respect des principes de l’apiculture bio.

Ces principes sont les suivants:

  • des emplacements de ruchers éloignés de plus de 3km de toute source de pollution agricole ou urbaine;
  • la gestion des enjeux sanitaires des colonies d’abeilles (varroa, maladies du couvain, frelon, aethena thumida,…) excluant toute molécule chimique de synthèse et tout antibiotique. Les molécules naturelles sont recherchées et des méthodes biotechniques utilisées;
  • le respect des cycles de développement naturels des colonies impliquant une pratique du nourrissement exclusivement restreinte à la survie des colonies et proscrivant toute stimulation spéculative de la ponte des reines;
  • l’utilisation de cires biologiques (n’ayant pas fixé de molécules chimiques) pour le renouvellement des cadres, et de préférence issues d’une auto-production;
  • l’interdiction de tout travail sur la température des miels: nous conditionnons nos récoltes en suivant leur extraction, avant la cristallisation naturelle des miels;
  • l’interdiction d’utilisation de produits chimiques pour l’entretien et la protection des ruches et matériels du rucher: nous peignons nos ruches avec des lasures bios sans solvants, nous désinfectons les éléments par grattage et chalumage.

Si elles favorisent un moindre impact négatif sur nos colonies d’abeilles, ces pratiques présentent l’inconvénient d’une efficacité inférieure, et notamment d’une plus grande difficulté technique, en particulier concernant la gestion sanitaire. Les taux de mortalité sont supérieurs et la productivité inférieure à ceux de l’apiculture conventionnelle. Malgré cela, nous n’entretenons pas à long terme le problème d’affaiblissement génétique, pour partie lié à l’exposition des abeilles à des molécules chimiques, pour des intérêts à court terme.