L’aquitaine est loin d’être une vaste vigne ou bien un immense champ de maïs ! Nous avons la chance d’être installés dans une région présentant des écosystèmes riches et variés, à une distance plus ou moins restreinte.

Autour de la ferme, nos ruchers sont disposés sur une distance maximum de 40km et profitent des floraisons propres à deux écosystèmes différents, selon les saisons.

Les  magnifiques coteaux de l’Entre-Deux-Mers proposent un écosystème essentiellement forestier à floraison printanière riche et précoce. Tous nos ruchers sont hivernés sur ce type d’emplacements et butinent dès la fin du mois de février sur les nombreux noisetiers, peupliers, saules marsault et autres petits fruitiers sauvages (pruneliers, aubépines, merisiers,…). Les exploitations agricoles environnantes sont rares et concernent exclusivement de l’élevage bovin et ovin. Peu ou pas de cultures mais principalement des prairies couvertes de pissenlits et autres fleurs printanières favorables au développement des colonies.

Les miellées principales dont nous profitons sur ces emplacements sont l’acacia, le châtaignier, un ou deux toutes fleurs et éventuellement selon les saisons un peu de miellat (de chêne notamment).

En été, la disponibilité nutritive dans ces coteaux est pauvre et nous transhumons vers le sud dans la vaste et non moins diverse forêt landaise. La floraison de bourdaine, qui a commencé en mai, se poursuit jusqu’à fin juillet et est suivie par celle des bruyères cendrée jusqu’en septembre et celle des bruyères callune jusqu’en octobre, si les orages ont régulièrement humidifié les sous bois. Ces miellées successives et prolongées proposent des disponibilités nutritives à une période où les autres ruchers français sont souvent concentrés sur les cultures (tournesol, lavande,…) avec les risques inhérents. Mais surtout elles offrent des miels savoureux et typés seulement disponibles dans cette région.

La montagne est aussi un endroit où les floraisons continuent sur la période estivale. C’est la seule grande transhumance que nous effectuons. Nous rejoignons les Pyrénées début juillet pour la miellée des tilleuls qui est suivie en août par la miellée de bruyère callune de montagne. Ces deux miels sont un régal et chaque déplacement une bouffée d’air pur pour les apiculteurs.